Cicatrices et douleurs persistantes

Comprendre le rôle des adhérences fasciales après chirurgie

Introduction

Après une intervention chirurgicale, la cicatrisation est considérée comme terminée lorsque la peau est refermée.

Pourtant, chez certaines personnes, la douleur persiste des années après l’opération, malgré un résultat chirurgical jugé satisfaisant.

La cicatrice n’est pas uniquement cutanée.
Elle concerne aussi les tissus profonds, le fascia, les plans musculaires et les structures nerveuses environnantes.

Comprendre le rôle des adhérences fasciales après chirurgie

Pourquoi une cicatrice peut-elle rester douloureuse ?

1. Restriction fasciale

Lors de la suture, les tissus sont rapprochés mécaniquement.
Si la mobilité entre les différentes couches ne se restaure pas correctement, des adhérences peuvent persister.

Ces restrictions modifient :

  • la souplesse locale

  • la transmission des forces

  • la mobilité des tissus profonds

2: Tension musculaire réflexe

Une cicatrice rigide peut entraîner une adaptation musculaire permanente autour de la zone opérée.

Cette tension compensatoire peut maintenir :

  • une sensation de tiraillement

  • une douleur mécanique chronique

  • une limitation fonctionnelle

3. Sensibilisation nerveuse locale

Le tissu cicatriciel peut influencer la sensibilité nerveuse périphérique.

Dans certains cas, cela contribue à :

  • une hypersensibilité au toucher

  • une douleur persistante disproportionnée

  • une irritation nerveuse locale ou à distance

Le système nerveux peut rester en état d’alerte autour de cette zone.

Situations cliniques fréquemment observées

Certaines cicatrices peuvent être impliquées dans :

  • douleurs lombaires après chirurgie du dos

  • douleurs pelviennes après césarienne

  • tensions cervicales après chirurgie ORL

  • douleurs neuropathiques en présence d’anciennes cicatrices

Chaque cas nécessite une évaluation individualisée.

Approche thérapeutique

L’objectif n’est pas d’intervenir sur la cicatrice elle-même de manière agressive.

Le travail consiste à :

  • restaurer progressivement la mobilité fasciale autour de la zone

  • diminuer la tension musculaire réflexe

  • réduire la charge mécanique sur les structures nerveuses

L’intervention est progressive, adaptée à la profondeur anatomique concernée.

Quand consulter ?

Si vous présentez :

  • une cicatrice ancienne toujours sensible

  • une douleur apparue après une intervention

  • une sensation de tiraillement persistant

  • une douleur inexpliquée proche d’une ancienne zone opérée

Un bilan spécifique peut permettre d’évaluer si la cicatrice participe au maintien de la douleur.

Conclusion

Une cicatrice peut être stable en surface
tout en restant restrictive en profondeur.

Restaurer la mobilité tissulaire peut contribuer à alléger la tension et soutenir le processus de régulation du système nerveux.

Chaque situation est unique.
Une évaluation personnalisée permet d’orienter la prise en charge de manière adaptée.

Prendre le temps de soutenir le corps

Un premier rendez-vous permet d’évaluer votre situation globale et de déterminer si cet accompagnement est pertinent dans votre contexte.

📍 Cabinet à Manosque et Aix-en-Provence