Il arrive un moment
où le corps n’a plus besoin qu’on lui explique ce qui se passe.
Non parce que tout est compris,
mais parce que quelque chose est ressenti.
Un apaisement qui ne demande pas de mots.
Une clarté qui ne passe pas par l’analyse.
Une sensation simple : « c’est juste ».
Comprendre n’est pas toujours apaiser
Nous cherchons souvent à comprendre pour nous rassurer.
Nommer, analyser, relier, interpréter.
Mais le corps ne se régule pas toujours par l’explication.
Il se régule lorsqu’il se sent reconnu.
Quand la sécurité est là,
les mots deviennent secondaires.
L’intelligence qui précède le langage
Avant toute explication,
le corps sait.
Il sait quand il peut relâcher.
Il sait quand il peut respirer plus librement.
Il sait quand il n’a plus besoin de se défendre.
Cette intelligence n’est ni mentale ni émotionnelle.
Elle est sensorielle, vivante, immédiate.
Et lorsqu’elle s’active,
le besoin d’expliquer s’apaise de lui-même.
Quand l’écoute devient suffisante
À ce stade,
le corps n’attend plus des réponses.
Il attend une présence.
Un rythme juste.
Une attention sincère.
Un espace où rien n’est à prouver.
Alors, quelque chose s’organise sans commentaire.
Sans justification.
Sans effort.
🌱 Laisser le corps faire
Il n’y a rien à ajouter.
Rien à convaincre.
Rien à corriger.
Seulement laisser le corps
faire ce qu’il sait faire
lorsqu’on cesse de lui demander des comptes.
Parfois, la guérison commence
quand l’explication s’arrête
et que l’expérience peut avoir lieu.
