Dans notre culture, on touche souvent pour corriger.
Pour ajuster.
Pour faire disparaître ce qui dérange.

Mais le corps ne se transforme pas toujours sous la correction.
Il se transforme plus profondément sous l’apaisement.

 

Le toucher comme langage de sécurité

Avant d’être une technique,
le toucher est une information.

Il peut dire au corps :
« Tu es en sécurité. »
ou, au contraire :
« Tu dois encore te défendre. »

Le système nerveux perçoit immédiatement cette différence.
Pas par la pensée,
mais par la sensation.

 

Apaiser avant de vouloir changer

Lorsque le toucher est respectueux, précis, non intrusif,
le corps peut relâcher ce qu’il maintenait sans le savoir.

Ce relâchement ne vient pas d’une action volontaire.
Il apparaît lorsque le corps comprend
qu’il n’a plus besoin de résister.

Dans cet état,
corriger n’est plus nécessaire.
Le corps commence à s’ajuster de lui-même.

 

Une intelligence silencieuse

Il existe une intelligence corporelle
qui ne répond ni à l’effort ni à la volonté.

Elle se manifeste lorsque :

  • le rythme est juste

  • l’attention est présente

  • rien n’est imposé

  • la réaction du corps est écoutée

Alors, quelque chose s’organise.
Sans bruit.
Sans lutte.

 

Une autre idée du soin

Prendre soin ne signifie pas toujours intervenir davantage.
Parfois, cela consiste à faire moins, mais mieux.

À offrir au corps un espace
où il peut se calmer avant de changer,
se sentir reconnu avant de s’ouvrir.

Lorsque le toucher apaise,
le corps n’a plus besoin d’être corrigé.