Le corps se défend sans cesse.
Souvent sans que nous en ayons conscience.

Il se contracte pour protéger.
Il se tend pour anticiper.
Il se fige pour tenir.

Ces réactions ne sont pas des erreurs.
Elles sont des réponses intelligentes à ce que le corps perçoit comme une contrainte, une pression, une menace — parfois ancienne, parfois très actuelle.

La défense n’est pas un choix

On ne décide pas de se défendre.
Le corps le fait automatiquement, pour préserver l’équilibre.

Avec le temps, certaines protections deviennent permanentes.
La vigilance s’installe.
Les tissus restent denses.
La respiration se raccourcit.
Le système nerveux reste prêt à réagir.

Même quand tout semble calme.

 

Quand la défense peut s’assouplir

Le changement commence rarement par une volonté de « lâcher ».
Il commence plutôt lorsque le corps perçoit qu’il n’est plus obligé de se protéger.

Cela peut se produire dans un espace où :

  • le rythme ralentit réellement

  • le toucher est respectueux et précis

  • rien n’est exigé

  • aucune performance n’est attendue

  • les réactions du corps sont écoutées

Quand ces conditions sont réunies,
le corps peut tester autre chose que la défense.

Par petites touches.

 

Des signes discrets, mais essentiels

Lorsque le corps n’a plus besoin de se défendre en permanence,
on observe parfois :

  • une respiration qui s’élargit spontanément

  • une diminution du tonus excessif

  • une sensation de chaleur ou d’espace

  • un apaisement intérieur difficile à expliquer

  • une fatigue différente, plus réparatrice

Ce ne sont pas des effets spectaculaires.
Ce sont des signaux de sécurité retrouvée.

 

Une autre forme de force

Ne plus se défendre ne signifie pas devenir fragile.
Cela signifie que le corps retrouve des options.

La véritable force n’est pas dans la tension constante,
mais dans la capacité à alterner
entre action et repos,
entre protection et ouverture.

Parfois, le corps ne demande pas à être corrigé.
Il demande simplement qu’on lui permette
de cesser de se battre.