La plupart des approches du sevrage tabagique cherchent à éliminer une habitude.
Elles se concentrent sur le contrôle, la volonté, ou l’interdiction.
Dans la pratique clinique, nous observons souvent autre chose.
Chez de nombreuses personnes, fumer n’est pas seulement une addiction, mais une stratégie de compensation neuro-physiologique.
La cigarette peut temporairement apporter :
une sensation de respiration plus ample
un apaisement du système nerveux
une régulation émotionnelle momentanée
un sentiment de recentrage corporel
Autrement dit, le corps ne « cherche pas à nuire » — il cherche à s’autoréguler.
Lorsque le système nerveux retrouve un état de calme et de sécurité, le besoin de compensation diminue naturellement.
Dans ces conditions, l’arrêt du tabac n’est plus vécu comme une lutte, mais comme un désengagement progressif, souvent spontané.
Le corps n’a plus besoin de la cigarette
lorsqu’il peut retrouver autrement
la sensation qu’elle procurait.
Le fascia est un tissu clé de la régulation corporelle.
Il est étroitement lié :
à la respiration
au système nerveux autonome
à la perception du stress
aux tensions profondes, souvent inconscientes
Des tensions fasciales chroniques — notamment au niveau du thorax, du diaphragme, de l’abdomen ou du cou — peuvent maintenir le corps dans un état de surcharge.
Dans cet état, fumer devient une solution accessible et rapide pour apaiser le système.
La Fasciapuncture® vise à libérer ces zones de tension afin de permettre au corps de retrouver une régulation plus stable, sans avoir recours à la cigarette
À Jing Ren Tang, l’arrêt du tabac n’est jamais imposé.
Il n’y a :
ni injonction
ni culpabilisation
ni objectif rigide
La démarche repose sur un principe simple :
👉 Le corps n’a pas besoin d’être forcé pour changer.
Si une personne ressent encore le besoin de fumer, elle peut fumer.
L’accompagnement vise à permettre au corps de retrouver par lui-même un état de détente, de respiration et de régulation comparable — mais sans la cigarette.
Lorsque cette sensation devient accessible autrement,
le tabac perd naturellement sa fonction.
Chaque accompagnement commence par une évaluation globale :
état du système nerveux
respiration
zones de tension fasciale
niveau de surcharge émotionnelle
Le travail se fait par micro-stimulations précises, adaptées à la capacité du corps à recevoir.
Il n’existe pas de protocole standard pour « arrêter de fumer ».
Chaque personne avance à son rythme.
Cette approche peut convenir aux personnes qui :
souhaitent arrêter de fumer sans lutte ni contrainte
ont déjà essayé plusieurs méthodes sans succès durable
ressentent une forte dimension corporelle ou émotionnelle liée au tabac
cherchent une approche respectueuse et progressive
Cette approche n’est pas :
une méthode miracle
une promesse de résultat rapide
un substitut médical lorsque celui-ci est nécessaire
Elle s’inscrit dans une posture clinique responsable,
centrée sur la sécurité, la régulation et le respect du corps.
Arrêter de fumer ne consiste pas toujours à supprimer un comportement.
Parfois, il s’agit d’écouter pourquoi le corps en avait besoin.
Lorsque cette écoute est possible,
le changement devient plus doux, plus durable,
et profondément respectueux du vivant.